RVB/H2O

Vue de l'installation au Volume
Image réalisée pour le carton d'invitation. Pixels RVB d'un écran affichant la mer
Vue de l'installation au Volume
Vue de l'installation au Volume
Vue de l'installation au Volume
Vue de l'installation au Volume

Projet:

RVB/H2O est une nouvelle proposition contextuée de transformation de l’espace qui fait du lieu lui-même une œuvre. L’espace d’exposition est traité par l’ajout d’un plan d’eau faisant office de miroir et par le traitement chromatique des vitrages. Ces deux interventions se télescopent pour déstabiliser les repères habituels. Elle plonge le visiteur au cœur d’une expérience à la fois physique et esthétique et lui offre une autre vision du Volume.

RVB/H2O interroge la perception sensorielle et de la fabrication des images. Qu’il s’agisse de notre vision renversée par notre œil ou de la composition de la lumière que nous percevons il elle nous rappelle que tout n’est qu’apparence.

 

RVB

Si nous reprenons le principe du fonctionnement de notre perception, ce que nous voyons ce n’est pas un objet qui est devant nous mais la lumière que celui-ci n’absorbe pas et nous renvoie. En effet tout le monde s’accorde à dire que dans le noir nous ne voyons pas un objet même si pourtant il est bien là. Ainsi un objet « bleu » n’est en fait un objet qui nous renvoie de la lumière bleue.

RVB : Rouge, vert, bleu sont les trois couleurs émises par chacun des pixels de nos écrans. En utilisant la synthèse trichrome et par variation de leurs intensités réciproques, ils reproduisent toutes les couleurs de la gamme chromatique nécessaires la composition des images. Dans l’espace d’exposition, les trois vitres qui laissent entrer la lumière sont filtrée par ces trois couleurs rouge, verte, bleue d’intensités égales et qui cumulées produisent de la lumière « blanche ».  Mais en chaque point du lieu d’exposition la distance par rapport à chaque vitre colorée n’est pas égale. Aussi la couleur de la lumière n’est pas homogène, certaine zone recevant plus de lumière filtrée rouge, verte ou bleue.

 

H2O

Le plan d’eau qui occupe la quasi-totalité du sol ne laisse pas voir sa profondeur. Par l’effet de miroir, il nous renvoie l’image du volume avec sa grande hauteur sous plafond. Le sol se dérobe pour laisser place un vide vertigineux dans lequel le visiteur est happé au cours de ses déplacements.

RVB/H2O met en relation de l’eau avec de la lumière car l’eau est aussi le matériau de la diffraction. C’est à travers le prisme de l’eau que se créent les arcs en ciels qui nous révèlent la complexité de la lumière. Ce que nous percevons comme de la lumière blanche n’est autre que le cumul des couleurs de l’arc en ciel additionnées.

 

Ainsi ce que nous voyons n’est qu’une interprétation du réel. Notre cerveau traite le signal que lui envoient nos yeux pour nous en fournir une traduction dont nous nous satisfaisons. Mais il ne faut jamais oublier que l’apparence des choses est souvent bien différente de la réalité quand bien même celle-ci existerai. Ce que chacun de nous perçoit n’est que l’interprétation de notre propre cerveau et que celle-ci est unique parmi d’infini possibles dont toute celles des autres.